Le froid engourdit ses mains, glace son sang, depuis quelques jours elle ne connaît plus la sensation de chaleur. Il est parti, sans dire mot, elle garde son dos recouvert de son caban noir comme dernière image réelle de lui. Il est parti, à jamais, sans se retourner, tel le stéréotype du héros d'un film américain. " I leave you and i'll never come back". Cette phrase résonne dans sa tête, vide, les échos ne cessent de se choquer contre sa boîte crânienne. Elle n'en peut plus, elle veut l'oublier, mais elle n'en a pas la capacité, elle en souffre, son impuissance la détruit. Finalement, elle ne peut pas l'oublier car elle ne le veut pas, elle ne peut faire ça, effacer ce qui a été le centre de ses pensées pendant si longtemps, son centre d'attention quotidien.
Elle marche, seule, sur ce trottoir recouvert par la pluie, redécoré par ce qui semblait être, pour elle, les larmes des anges, ou les siennes. Elle marche, rythmée par le bruit du choc de ses talons contre le sol. Seule, mais au fond avec lui, son ipod essaye de traduire ses émotions, elle s'allonge à même le sol, ne veut prêter attention aux passants qui la dévisagent, elle est dans son monde, personne ne l'entoure, elle est bien. Son imagination recréer son bonheur, lui à ses côtés, le soleil illuminant ses cheveux emmêlés par le vent, ses yeux bruns devenant noisette en présence de luminosité. Elle le connaît par coeur, Elle pourrait même dire ce qu'il aurait pu dire à ce moment là: Rien. Il n'aurait absolument rien dit. Il aurait écouté le silence, la seule chose qui n'existe finalement pas et qui peut être la plus appréciée.
La chanson s'arrête, elle rouvre ses yeux embués par des larmes non contrôlées, se relève et tente de sourire. C'est bon elle a eu sa dose jusqu'à la prochaine fois. Elle continue de vivre à travers lui, elle ne peut faire
sans.

# Posté le vendredi 16 octobre 2009 16:14

Modifié le lundi 19 octobre 2009 15:05

Pourquoi persister si l'évidence de l'incapacité est pointée devant ses yeux ?

# Posté le lundi 12 octobre 2009 15:03

"La perfection", l'objet le plus désiré de chaque être constitué de volonté. J'ai toujours vécu sur cette base, la recherche de la perfection, il y a peu de temps je me suis rendue compte d'un fait pourtant évident: La perfection n'existe pas. Cette objectif, disparu, nous laisse seul, abandonné de toute conscience, de toute réalité. Que faire ? Pourquoi vie-t-on finalement ? Chaque personne est parfait au fond, parfait pour sa propre vie, paré pour ses propres objectifs. La perfection n'est pas représenté par seulement une personne, c'est impossible, elle est tout autour de nous, un peu dans chacun. Par le sourire de cette fille, par le caractère de cette autre assise sur le sol trempée, les larmes aux yeux, par ce garçons et ses gestes rectilignes, au tracé sans faute, par cette vieille dame au regard rempli de bonté, par ce vieillard et sa connaissance débordante, par cette adolescente et sa folie adorable..
La perfection est-elle agréable ?
Sans aucun défaut, elle se sent exclue, malgré ce qu'elle pensait. Non, la perfection est chiante. S"obstiner à la rechercher est une idée sordide.
Elle court rejoindre ses amis, sa famille qu'elle aperçoit, qui lui sourient. Abandonnant, oubliant toute idée d'objectif vital.
Elle vit, du moins elle essaye, elle se laisse allé, sans question, là est la seul raison de vivre, aucune.
On naît avec rien, on en meurt de la même manière.
Vivre est éfémère, la construction de chaque sentiment, en conclusion, fini toujours pas se détruire. Quelle importance ? Pas le temps pour les attachements.
Elle le voit, sent son coeur battre plus fort que par habitude, prend une inspiration dont auparavant elle n'avait pas besoin, recoiffe par un geste méthodique ses cheveux rebelles, comme elle sait si bien le faire, maintenant elle se sent en confiance, elle marche d'une cadence plus accélérer pour ne pas subir le supplice d'attendre plus longtemps la sensation de ses bras autour d'elle.
Son odeur atteint ses narines, ces picotements qu'elle connaît si bien. Les frissons lui montent, comme une sorte d'électricité en elle. Elle s'abandonne à lui.
Au revoir, la vie est en conclusion trop courte pour m'attarder..


# Posté le jeudi 08 octobre 2009 13:45

"Ne t'en fais pas, tout ira bien". Qu'en savez-vous ? Cette affirmation est loin d'être réconfortante, et pourtant elle reste la solution à tous chagrins. Cette peur persiste, ces pleurs ne ralentissent, l'esprit devient vice, tout se plisse. S'en est fini, tout s'arrête ici. Ce jour est un jour comme les autres, un jour inattendu, un jour qui met fin au précédent et qui nous laisse dans le doute du suivant. J'en ai bien peur. Malgré ça, les heures doivent passées, les soleil doit se coucher, les jours doivent passés. S'en est fini, tout continu.
Elle laisse aller ses doigts sur le clavier, laisse vagabonder ses yeux sur des lettres qu'elles auraient voulu ne pas écrire, ne pas décrire. Abandon, sans aucun courage, sans aucune dignité. Elle en fini. Ses doigts se crispent sur ces touches qui n'y comprennent plus rien, ses doigts se ferment contre ses paumes tremblantes, contre ce corps si froid de chaleur humaine. Ses talents s'expriment par quelque chose de médiocre, elle devient blessante, humiliante. Elle ne veut plus, elle n'en peut plus, alors elle lâche, elle ferme ses yeux, oublie tout, absolument tout. Rouvres ses yeux, lève les pieds, elle a tout écrasé, elle marche, recommence tout, en laissant derrière elle un simple tas d'ordures, de mépris scratché par terre, aplati comme une sorte de merde qu'on oublie de considérer trop pressé de rejoindre cette personne à l'autre bout du passage piéton, trop concentré sur ce qu'il se passe autour de soi. Malgré ses chaussure "parfumée", la conscience n'est pas au rendez-vous, elle continu, jusqu'au jour où les remarques fuseront, jusqu'au jour où elle rentrera chez elle en pleurs, enlevant ses chaussures, là elle se rendra compte, là seulement elle comprendra, pourquoi auparavant elle ne se sentait pas bien.
Elle replace ses cheveux au devant de son torse à l'aide de ses mains, les recoiffe soigneusement en passant chacun de ses doigts à travers ces deux lianes de tignasse. Elle enregistre ce qu'elle aurait voulu ne jamais écrire, et puis éteind cette chose, qu'on appelle ordinateur, cette aide à la confrontation du rêve
.

# Posté le dimanche 27 septembre 2009 10:55



"Malgré ce pas actif incessant, je reprend la marche aveuglément. Se fondre parmi les autres paraît en définitive la seule solution. Mon bonheur s'étale autour de moi, mais il ne tient à rien, j'apprend à sourire sans comprendre, sans prendre compte de mes pensées m'emportant ailleurs. Se prendre par la main, évidemment une expression connue par chacun, mais son application reste intouchable, je me laisse porter par le flux de ces gens, marchant à mes côtés, pleurant, riant, fumant, me bousculant dans leur hâte, ils ne voient rien, eux. Ils ne perçoivent pas le fond de démarche de la plupart de leur mouvements. Tout semble pré-calculé en eux, pourquoi ai-je l'impression d'être la seule à avoir les yeux ouverts ? La vie leur paraît tracée, simple, il ne leur reste plus qu'à avancer. Seulement, moi, cette sensation d'avoir le devoir d'esquisser en préventive chaque futur sensations, pensée, mouvements, souffle, rire, larme, me colle à la peau.
Le doute d'être la seule à avoir réellement une vie, celui que chaque personne autour de soi n'est qu'en réalité qu'une illusion, un programme bien organisé, posé sur le coin d'un bureau parmi tant d'autres, prenant chaque seconde quelques centigramme de poussière en plus.
J'existe, je le sais, mais les autres ? Ceux à qui je tiens ?
J'aimerais pouvoir visionner l'autre possibilité de ma vie, le chemin qui dévie de celui que je choisis, savoir si mes choix s'avère en fait des erreurs, si un trait de mon esquisse paraissant pourtant insignifiant aurait changé complètement mon existence. Si, marchant sur cette courbe parallèle, je m'aperçois, une autre tout en étant la même que moi. Peut-être celle qui aurait pris le bon chemin, celle qui aurait les idées claires, la vie facile, et le bonheur certain en devenant à force de persistance fatiguant. Je la vois, parfaite, mais je ne veux pas courir rejoindre son parcours pour autant, je ne veux pas être elle, celle qui réussi sa vie quoiqu'elle choisisse.
Je n'irais pas jusqu'à dire que j'aime qui je suis, loin de là, j'essaye seulement de considérer que mes choix sont les bons, que peut-être que si je ne les avais pas fait, cette pensée ne serait pas là aujourd'hui, cette lucidité dans mon esprit, j'aurais peut-être été aveuglée, je n'en sais rien.
Un choix persiste quand même en moi, j'aurais dû le faire, mais le doute m'en a empêché.. Je regrette."












End - Secondhand Serenade



# Posté le mercredi 09 septembre 2009 10:11

Modifié le mercredi 09 septembre 2009 10:37